Les merveilles d’une année d’aventures de foi

Une année d'aventure de foi

Cela fait un peu plus d’un mois que Lulu nous tanne pour coucher sur papier tout ce que nous avons vécu ensemble depuis 10 mois. Et tout ce qui pouvait bien venir était rempli de pourquoi ? Pourquoi cette année ? Pourquoi ces idées ? Pourquoi ces révélations ? Pourquoi ces changements ? Pourquoi maintenant ?

C’est fou le nombre de Pourquoi que l’on peut lui adresser alors que tout ce qu’il attend de notre part c’est un amour confiant… Rendue plus sensible à ses désirs et voyant que les mots ne se posaient pas pour dire ce que nous avions vécu, j’ai confié à la prière ce bilan tant espéré de notre sœur . Et assise dans l’Eglise Saint Nicolas de Wasquehal entre une statue de notre dame de Lourdes à ma gauche, une de sainte Thérèse de l’enfant Jesus et de la Sainte à ma droite, et ayant devant moi toute une représentation dans des arches gothiques du Sacré Cœur de notre Seigneur et Maître, une seule phrase résonne dans mon cœur : « D’où m’est il donne que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1,43).

C’était la stupéfaction d’Elisabeth il y a plus de deux mille ans et c’est aussi la notre. Quand nous remontons le fil de cette année, impossible de sentir le moment où Dieu s’est rendu vraiment présent. L’an dernier à cette époque, nous avions un projet : donner à Dieu une semaine dans notre repos estival et puis nous avons perdu chacune un homme (un papa) qui nous ont aidé à construire cette relation à Dieu. Perdre papa R surtout juste avant le pelé que nous avions imaginé aurait pu nous éloigner de Dieu, de la Foi. Pourtant il a fallu la rentrée, le retour aux habitudes, le temps de commencer à apprendre à vivre avec cette nouvelle vie pour fleurisse quelque chose dont les germes en nous, nous étaient inconnus. Nous nous étions rendues en octobre à l’occasion de la fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jesus et de la Sainte face en l’Eglise Notre Dame des Victoires à Paris (oui ça fait long mais ça fait retentir une réalité qui nous dépasse encore (la paroisse sœur de notre paroisse est une église Sainte-Thérèse…) et dans nos cœurs à toutes les 3 s’est concrétisé que nous pouvions être plus audacieuses, plus créatives, plus déterminées pour Celui qui nous a réunis.

Jusque-là, nous avancions comme Elisabeth dans sa grossesse, nous savons que nous sommes les enfants d’un Père tout Amour et comme nos noms sont gravés dans son cœur comme sa Parole est gravé en nous, mais qu’elle n’a pas été notre surprise de découvrir que ces aventures que nous faisions nôtre, les rencontres que nous faisions et l’objet même de notre déplacement restaient fondamentalement loin de ce que nous aurions pu imaginer.

Oui tout à Jésus, nous voulions aller à sa rencontre et à lui seul, sûres que ce sont nos déplacements qui nous permettaient de nous connecter à lui. Bien sûr nous l’avons rencontré dans cette femme à Lisieux, dans ces paysans à Pontmain, dans ce site, dans l’accueil et les bons soins du Frère François à Pellevoisin. Oui il était là, parce qu’il l’a promis, parce que nous sommes à lui mais il n’était pas seul.

La France fête en 2022, les 100 ans de la proclamation de Marie patronne principale de ce pays. Quand nous le découpons en cinq, chaque zone à son sanctuaire marial, cet endroit un peu hors du temps où la paix ressentie fait goûter le ciel. Marie nous précède, la première qui a cru, la première en chemin, la première ressuscitée. Mais sa bonté envers nous ses enfants est si grande que pour répondre au désir de notre cœur d’aller à Jesus, Marie est venue à nous. Elle ne s’est pas imposée. La prière mariale n’est pas devenue le centre mais elle s’est proposée en passerelle. C’est sûr, la dévotion n’a pas changé, le symbole de notre Amour n’a pas changé mais telle la mère qu’elle est, la Nouvelle Ève, l’achèvement parfait de la Création, elle était la présente pour faire retentir ces messages que nous connaissons tous comme des révélations de son Fils dans notre Aujourd’hui. Présente comme à Cana, comme à Elisabeth, comme à La Croix ou au Cénacle, dans la douceur, dans le Service, dans le silence.

Elle est venue à notre rencontre pour nous montrer son Fils, pour connecter nos cœurs remplis de doutes, de deuil, de peine, nos cœurs malades et craintifs au Sacré-Cœur de Son Fils en offrant son Cœur Immaculée comme chemin. Elle est bénie et toute belle, cette mère qui nous a révélé le lieu de notre quiétude, de notre Force, de notre saint repos. Elle est venue pour ajuster notre dévotion, parfaire notre prière elle qui est comblée de grâce.

Ce n’est jamais par nous-mêmes que les signes sont dévoilés ou accomplis. Quand Elisabeth éclate de joie à la vue de sa cousine et du fruit béni de ses entrailles, c’est l’Esprit Saint qui lui fait prendre conscience de ce qu’elle est entrain de vivre. De même, alors que nous avons des réticences face au mouvement charismatique et autres effusions de l’Esprit, prier avec Marie a ouvert chez nous une sensibilité à l’action puissante de l’Esprit Saint, faisant raisonner cette idée de Saint Maximillien Marie que prier Marie c’est prier l’Esprit. Elle qui est comblée de grâce est vraiment remplie de ce souffle de Dieu qui renouvelle la Terre, l’Histoire, ce souffle qui a modelé notre Année.

Alors oui nous pourrions détailler encore et encore les événements de cette année mais notre Âme est en fête des merveilles que Dieu a fait en nous et autour de nous. A l’école de Marie, nous ne voulons que vivre ce temps avec elle pour recharger nos batteries et ouvrir nos esprits à la mission à laquelle notre Amour nous appelle.

Bel Été à chacun de vous et n’oubliez pas 

Dieu est bon

En tout temps

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